AU CARREFOUR DES MÉMOIRES
DE 1923 À 2023 : COMMÉMORATIONS DU TRAITÉ DE LAUSANNE
Colloque international
De Lausanne 1923
à Lausanne 2023
Quel avenir pour les peuples exclus du Traité de Lausanne en 1923 ?
État des lieux et perspectives
Dans le cadre des commémorations du Traité de Lausanne « Au carrefour des mémoires ». L’Association pour la promotion du Fonds Kurde Ismet Chérif Vanly (AFKIV) organise un colloque international, en collaboration avec l’Institut Kurde de Paris, l’Association Suisse Arménie et la Ville de Lausanne pour débattre des effets et des conséquences du Traité un siècle après sa signature.
Après la chute de l’Empire ottoman, les Kurdes ont connu pour la première fois, il y a plus de 100 ans, la possibilité de bénéficier d’un territoire autonome grâce au Traité de Sèvres (1920), au lendemain de la Première Guerre mondiale. Traité qui n’a jamais été ratifié. Avec ce traité, « on a donc créé à Paris une Arménie indépendante sans Arméniens, un Kurdistan autonome sur papier et, au surplus, amputé ces deux entités des deux-tiers de leurs territoires » comme disait Ismet Chérif Vanly, l’intellectuel kurde lausannois.
Les Arméniens et les Kurdes, qui étaient agréés à la Conférence de la paix à Sèvres, n’ont pas été invités, même à titre d’observateurs en 1923 à Lausanne. Il va pourtant s’agir, à Lausanne, de leurs intérêts vitaux et de leur destin. Compte tenu des promesses qui leur ont été faites par les puissances sorties victorieuses de la guerre, cette attitude est interprétée comme une trahison, une lâcheté, que d’autres appellent « raison d’État ».
Un siècle plus tard, restant coincés dans les États-nations de la région, les Kurdes espèrent surmonter les effets du Traité de Lausanne qui, en 1923, a remplacé celui de Sèvres. Depuis lors le peuple kurde lutte pour être reconnu en tant que nation ayant sa culture et voulant une patrie libre.
Aujourd’hui, l’enjeu est de tourner la page noire de 1923 afin que la paix et la démocratie s’instaurent dans la région.
Ce colloque rassemblera donc chercheur·se·s, historien·ne·s, juristes et politologues de tous horizons pour répondre aux différentes questions que le Traité soulève encore aujourd’hui.
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